Le football africain est une nouvelle fois secoué par une affaire de trucage de match. Après la large victoire du Cameroun face au Kenya (4-1) lors de la troisième journée des éliminatoires de la CAN Maroc 2025, des soupçons de manipulation ont émergé, déclenchant l’ouverture d’une enquête. Au cœur de cette tempête, le gardien des Harambee Stars, Patrick Musotsi Matasi, vient de faire l’objet d’une première sanction.
Patrick Matasi suspendu 90 jours
Quelques heures après l’annonce de l’enquête par la Fédération kényane de football (FKF), une sanction provisoire est tombée contre le portier kényan. L’instance dirigeante a officialisé dans un communiqué :
La Fédération kényane de football (FKF) a provisoirement suspendu le gardien de but Patrick Matasi de tous les événements et compétitions sanctionnés par la FKF pour une durée de 90 jours, suite aux inquiétudes soulevées par la circulation de vidéos suggérant une possible manipulation de match.
Le gardien de 37 ans, déjà écarté de la sélection nationale par le nouveau sélectionneur Benni McCarthy, est dans la tourmente après la diffusion d’une vidéo le mettant en cause dans un projet de trucage de match contre rémunération. La FKF a précisé que cette suspension a été notifiée au joueur ainsi qu’à son club, Kakamega Homeboyz FC :
La décision, prise conformément à la section VII (2) du Règlement anti-manipulation de match de la FKF (2016), a été officiellement communiquée au Kakamega Homeboyz FC et au joueur.
https://x.com/Football_Kenya/status/1905322070202089666
Un fléau récurrent au Kenya
Le trucage de matchs n’est pas un phénomène nouveau au Kenya. Entre 2020 et 2023, la FKF avait déjà suspendu 14 joueurs et deux entraîneurs pour des faits similaires dans le championnat local. Dans la même période, la FIFA avait également sanctionné trois joueurs, dont un à vie, pour manipulation de rencontres.
Cette nouvelle affaire vient donc ternir davantage l’image du football kényan, déjà confronté à ce fléau. L’enquête en cours pourrait déboucher sur d’autres sanctions, alors que la lutte contre la corruption dans le sport continue de s’intensifier.