En raison de la tension sociopolitique que connait la Guinée, le Sénégal pourrait délocaliser son match du 23 mars prévu contre l’Angola comptant pour la 3e journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014.
« Dans le contexte actuel, toute la sous-région peut, d’un jour à l’autre, être sujette à caution. Et dans un cas de figure, où vraiment ce match ne pourrait pas se tenir en Guinée, nous choisirons d’aller dans un pays éloignés de notre zone, comme par exemple le Maroc, pour voir s’ils accepteront de nous accueillir pour ce match », a déclaré Me Augustin Senghor sur les ondes de Radio Futurs Médias. Le président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) estime toutefois que la situation de la Guinée n’est pas aussi alarmante que cela laisse penser. « Le dispositif qui a été mis en place est maintenu, c’est-à-dire que le match devrait se jouer en Guinée. On n’est pas encore arrivé à un niveau d’alerte suffisant pour une délocalisation du match. Nous sommes une Fédération de football, nous gérons les aspects sportifs et techniques de cette situation. Nous continuons à gérer la situation par rapport à l’organisation d’un match à Conakry », explique le patron de la FSF.
Le Sénégal est obligé de recevoir la sélection angolaise hors de son territoire car le stade Léopold Sédar Senghor, la seule enceinte du pays habilitée à abriter des rencontres internationales est suspendue pour un an pour avoir été le théâtre d’actes de violences des supporters des Lions de la Teranga le 13 octobre dernier en match retour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique 2013 face à la Côte d’Ivoire (0-2).




